Sunday, January 5, 2014

Mi-décembre 2013 Norman’s Cay, Exumas  -  Aujourd’hui leçon de chasse à la langouste –

Depuis quelques jours, Sébastien et Marie-Claude sur le catamaran One Life relate leur succès de chasse sur le réseau du marin animé par trois québécois : Émile, Claude et Louis qui offrent un coup de main aux marins  avec les prévisions météo, ils donnent également des nouvelles du Québec et peuvent rendre différents services.

On se rend donc à Norman pour  rencontrer ces pêcheurs-chasseurs qui en sont à leur quatrième saison dans les Bahamas et profiter de leurs bons conseils!  On fait également connaissance avec deux autres équipages québécois tout aussi sympathiques : Josée et Bruno qui louent régulièrement des voiliers ainsi que Chantal et Patrick sur Rouma (amour en verlan).  Et c’est un départ en dinghy pour patrouiller les eaux bleus à la recherche de patates de corail.  On jure un peu à côté d’eux équipés de wet suit et plomb à la taille; de plus avec notre sling hawaiien qui requiert deux mains pour harponner la langouste notre chasse sera plus ardue.  Qu’à cela ne tienne!  Le plus important c’est évidemment le souffle.  Les langoustes sont expertes au jeu de la cachette mais par contre elles sont aveugles alors une fois que tu les as dans ta mire, tu prends le temps qu’il faut pour bien les viser.  Sébastien s’en donne à cœur joie et embroche les langoustes.  Ils en ont tous capturés sauf Marc.  Le pêcheur n’a pas dit son dernier mot : il plonge sur un caillou dans environ 12 pieds d’eau et refait surface en disant qu’il a vu un gros crabe!  Il replonge, arme sa fronde et vise dans le trou …   raté!  Deuxième essai et c’est la bonne, youppi! Il extirpe une grosse bibitte à antennes; c’est une langouste et une grosse à part ça! Elle est lourde à ramener dans l’annexe.  L’homme est heureux, qui plus est il a ramené la plus grosse prise soit 4 livres.  Le paysage  est magnifique : on est entouré de plages de sable fin et blanc et d’eaux turquoise.  C’est ici qu’aura lieu la prise de photo officielle.   En plus de nous expliquer comment arranger la langouste, Sébastien fabrique un collier One Life avec la corne de sa première langouste.  Quelle journée!  Et quelle bonne queue de langouste,  mmm, délicieuse!!








Les Bahamas
Les Bahamas ce sont plus de 700 îles coralliennes (autrement dit des îles plates et secs) s’étendant sur 1200 km.  300 000 bahamiens y vivent dont 200 000 sur l’île de New Providence où se trouve la capitale Nassau.  50 000 vivent sur l’île de Grand Bahamas et le reste est disséminé.  Pour les amoureux des plages solitaires, de la pêche et de la plongée c’est LA place.















                            Black Point Settlement








Georgetown, 19 décembre 2013  - Julien arrive tout souriant, la barbe et la couette longue et fatigué après une nuit à dormir à l’aéroport de Toronto sur un plancher de béton; mais il est jeune et aime l’aventure!  Première activité à l’ordre du jour : passer en mode léger avec une coupe de cheveux estival!  On acquiesce et Marc sort aussitôt le clipper.

 AVANT : 



APRÈS :






ILE AUX IGUANES, EXUMAS - Comité d'accueil sur la plage - Nous n'irons pas visiter l'île!








Dès le lendemain, on décide de remonter au Nord vers Nassau pour ramasser Félix où il fait escale avant son vol pour Georgetown.  On lui épargne une escale de 5 heures et on sera plus près de Norman et des langoustes.  Après un lunch au restaurant Poop Deck on décide de passer une soirée en mer pour être à pied d’œuvre le 25 décembre.  Les boys ont très hâte d’aller chasser et de se bourrer dans les queues de langouste.  Ils reviennent en fin de journée, épuisés (les vagues et le courant étaient bien présents) et déçus.  Le lendemain, même scénario; le moral baisse un peu.

On déménage à Staniel Cay, mouillage très populaire en ce temps des fêtes.   Ici, il y a les cochons qui accueillent les touristes à la plage et la Thunderball grotto (célèbre lieu de tournage d’un film de James Bond), une grotte que tu visites en apnée à marée basse et où tu peux admirer des petits poissons.  L'an passé à la Barbade on se divertissait avec la baignade les chevaux, cette année ce sont les cochons qui font trempette.  Les boys retentent leur chance à la chasse mais pas de répit pour la cuisinière encore!






Peut-être qu’on serait plus chanceux à la pêche?  On traverse dans le Sound où l’eau est plus profonde et peuplée de thons, dorades, etc.  Avec notre nouvelle canne à pêche on est bien confiant mais seulement deux barracudas, poisson non comestible (porteur de ciguaterra) à longues dents, mordent à l’appât…

Aujourd’hui 31 décembre à Rat Cay, dernier arrêt avant de retourner à Georgetown, qui marque la fin de voyage pour Julien et le début pour Rose.   Cette fois c’est la bonne!!  Les gars sont heureux : la langouste a enfin été débusquée!  Et la cerise sur le sundae, Julien a harponné une cigale, fruit de mer encore plus rare et difficile à repérer.  La cigale ressemble à la langouste mais avec un corps plus large et sans les antennes.  On dit que sa chaire est encore meilleure mais honnêtement on n’a pas vu de différence.  Bilan de cette chasse miraculeuse : 3 langoustes et 1 cigale.  La vie est belle!!  Bien sûr les photos abondent pour immortaliser ce grand moment.








1er janvier 2014  - On reprend la mer pour Georgetown car Julien nous quitte demain.  Malheureusement, les conditions sont très moches avec du vent fort et des grosses vagues dans le nez.  La route est interminable.  Finalement, on se fait un petit souper et on sabre le champagne : un Perrier & Jouet pas mauvais, sans oublier nos joutes de crible quotidiennes.

BONNE ANNÉE À VOUS TOUS CHERS PARENTS ET AMIS!!!



Friday, December 13, 2013

C'EST UN DÉPART


1er décembre 2013 – La fenêtre s’est ouverte, il faut sauter!  Je parle de la fenêtre météo que l’on attend depuis 1 semaine.  Les dépressions sont passées et les vents diminuent.  Règle no 1 : ne jamais s’aventurer dans le Gulf Stream lorsque des vents puissants du Nord sont annoncés (plus de 15 nœuds) parce que le Gulf Stream est un fort courant du Sud d’environ 2 à 3 nœuds et s’il vient rencontrer des belles vagues formées par les vents du Nord alors là tu es dans le trouble - c’est le chaos.  Les prévisions météo nous donnent  des vents du Nord-Est de 12 nœuds avec des vagues de 3 à 4 pieds  et des vents faiblissant pendant la nuit, ce qui est potable.

On quitte donc West Palm Beach par l’entrée de Lake Worth.  En s’engageant par ce goulot pour aboutir dans l’océan, on se sent tout-à-coup bien petit : un court grain et des vagues énormes nous accueillent.  Comme si on voulait éprouver le marin en lui demandant es-tu bien prêt?  Mais c’est normal que les passages soient rock’n roll car la mer en s’engouffrant dans le goulot et rencontrant des courants formés par les marées devient tumultueuse.  La grand-voile est déjà en fonction, on hisse le génois et Mirliflore prend son envol.  On a décidé de faire du Sud le long de la côte floridienne et laisser ainsi le temps à la vague de diminuer dans le Gulf Stream.  Tout va bien jusqu’au Nord de Hillsboro inlet lorsque le vent décide de ne plus adonner.  On décide donc de bifurquer vers notre destination : les Bahamas.  Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque tu entreprends de traverser le Gulf Stream tu dois considérer la force du courant qui te déporte vers le Nord, d’où un point de départ plus au Sud que ton point d’arrivée.

Cette traversée devait être de la petite bière, mais lorsqu’on est trop confiant on peut avoir de mauvaises surprises…  Le vent n’a jamais diminué et en plus la pluie s’est mise de la partie.  Aux petites heures du matin j’étais tannée, transie d’humidité et le capitaine mal en point avec un mal de mer.  Mercis à mes Julien : j’ai retrouvé ma musique de Julien Clerc qui m’a porté pour quelques heures : me faisant oublier les quarts qui s’éternisent.  Et j’ai vu des ballons sur l’eau (et ce n’était pas la première fois); alors je voulais dire aux petits enfants qui pleurent la perte de leurs beaux ballons multicolores à l’hélium : « ne pleurez plus petits enfants, vos ballons flottent sur l’océan, ils font rêver les marins et amusent les dauphins ».  Vers 3h00, on laisse finalement l’océan pour entrer sur le Great Bahamas Bank et on jette l’ancre vers 4h00 a.m. à l’est de Hen & Chickens au milieu de nulle part.  Le banc n’est pas calme mais on s’en contentera.  Quelqu’un m’avait déjà posé la question : « mais ne peux-tu pas simplement mettre l’ancre n’importe où lorsque tu navigues? », j’avais alors expliqué que tu veux une baie qui te protégera des vagues, un fond adéquat et une profondeur que ton ancre peut atteindre.  Normalement lorsque tu t’éloignes des côtes les fonds se creusent drastiquement mais ici aux Bahamas il y a de vastes bancs à perte de vue d’environ 5 mètres de profondeur et si en plus le temps est calme alors tu peux jeter ta pioche, comme dit Claude du réseau du capitaine, n’importe où – c’est assez particulier! 

Après un petit repos on quitte lundi vers midi et on jette l’ancre sur le banc près de Mackie shoal, à la fin du jour.  Mardi, la mer est d’huile, on se rend à moteur jusqu’à Chub Cay aux Berrys.  Nous voyons des dauphins s’amuser au loin, ils nous ont entendus car en voilà deux qui viennent faire la course avec le bateau puis un autre groupe de deux viennent prendre la relève!








                          LE SEUL GEIKO QUE J'AIME SUR MON BATEAU!





Histoire de langouste ..........   à venir!!


Monday, November 25, 2013

SUR LA ROUTE

Vendredi 22 nov.2013  Rencontre de deux équipages québécois à la marina Harbortown qui soit dit en passant possède toutes les caractéristiques d'une belle marina avec salle de lavage, grandes douches, gym, télé géante et salle d'ordinateurs, piscine et le tout impeccable de propreté.  Il y a Daniel sur son voilier Eau temps tik qui connaît Liette, la soeur de Marc, puisqu'ils sont voisins à la marina du Lac Champlain et on fait également la connaissance de Line et Michel sur leur voilier Sagwa qui débutent leur deuxième année de plaisance en retournant aux Bahamas.

23 nov. 2013 à 8h30, on largue les amarres vers West Palm Beach.  Oups, il faut ralentir en sortant de la marina car on croise un lamantin (manatee en anglais, espèce en voie de disparition).C'est un samedi achalandé dans l'Intracoastal Waterways (ICW); on pêche, on se fait griller, on profite d'une belle journée ensoleillée en brûlant du gaz.

Il faut user de courtoisie et de patience : le canal à suivre n'est pas large et avec notre tirant d'eau de 5.6 pi on ne peut pas trop déroger de notre route.  Il faut surveiller nos arrières et laisser passer  les gros cruisers beaucoup plus rapides.  Il y a plusieurs ponts à passer et certains ouvrent sur demande, d'autres au quart d'heure, à la demie-heure, tout dépend, on suit la liste mais comme il y avait un pont qui n'était pas inscrit sur la liste on ne savait plus trop où on était mais on s'est finalement retrouvé!

Je parle à Félix qui me dit qu'il y a une tempête de neige à Rimouski.  Puis, il me prie de prendre des photos pour qu'il puisse, de cette façon se réchauffer un peu je suppose, alors voilà pour toi!


















PLUS VITE, PLUS VITE! Impossible, on est dans le tapis!  Avec nos 6 noeuds on n'est pas certain d'arriver à temps pour franchir le prochain pont, sinon c'est 30 minutes à faire du sur place!  On s'annonce par SSB au responsable du pont en donnant le nom du bateau (Mirliflore c'est comme pas évident alors il faut épeler à chaque fois, le bateau qui nous précède s'appelle Top beaucoup plus facile) on lui signale que nous faisons tout notre possible pour arriver à temps et comme nous sommes 3 voiliers qui se suivent nous sommes soulagés qu'il retarde son ouverture de 4 minutes afin de nous accommoder!

Arrivée à destination, c'est-à-dire au mouillage de West Palm Beach vers 17h00.  Le mouillage est vaste on se trouve un petit coin mais pas trop petit parce que la tempête est annoncée pour demain dimanche le 24 et il faut dérouler plus de chaîne dans ces conditions.  Dans 13 pi d'eau avec 140 pi de chaîne notre rapport est sécuritaire, on est prêt à affronter les 35 noeuds de vent annoncés.

Dimanche 24 nov., on s'encabane, les vents grimpent au cours de la journée avec des pointes à 30 noeuds.  On lit. on mange, on tue des bébittes (des vrais, précision pour Julien).  Oui on a encore de ces salles mini bébittes, cette fois elles ont attaquées mes fonds de tarte de biscuits Graham que j'avais acheté pour faire des tartes Key lime à Noël; l'emballage n'était pas hermétique de toute évidence!  Je vous l'avais bien dit qu'elles ont un faible pour les pâtisseries.   Marc est entrain de confectionner un piège en disposant des bandes de collant à mouches autour d'une assiette de carton et au milieu ils auront droit à mes biscuits au beurre d'arachide, enfin s'il en reste.  Dorénavant, je mets tout sous ziplock!

BON, là je m'adresse directement à VOUS LECTEUR!  Je fais ce blog comme carnet de bord bien sûr mais vous pouvez comprendre que j'aimerais aussi vous entendre, bref avoir de vos commentaires, SVP un petit effort.  MERCI!

Sunday, November 17, 2013

RETOUR VERS LE SUD


5 nov.2013 nous quittons Montréal pour retourner à Fort Pierce, Floride, où nous avions remisé Mirliflore en mai dernier.
Nous séjournons au chic motel Days Inn d’ici la mise à l’eau le 11 nov.  Note à moi-même : « ne plus jamais réserver dans un Days Inn ».  On passera la semaine à se restaurer dans les fast food (McDo, Wendy`s et Burger King), nous, on prend les salades (elles sont bonnes) mais à voir le tour de taille des clients c’est sûrement pas le repas le plus populaire.  C’est toujours aussi consternant et grotesque de voir la quantité de grosses personnes, à croire qu’ils veulent tous participer à l’émission The Biggest Loser!  Aux États, le format petit a disparu; tu te dis je vais m’acheter un petit yogourt à l’épicerie et bien ton petit yaourt il est juste trop gros.

11 nov.2013 mise à l’eau à Harbortown Marina.  Lundi matin 8h00 on lance le bateau mais on n’ira pas loin parce c’est marée basse, on est pris dans le sable et on doit se faire remorquer au quai à essence à proximité.  Vers 14h30 on peut finalement se rendre à notre quai.









Invités indésirables      

Nous sommes maintenant trois à bord, en effet, en soulevant le dinghy (annexe pneumatique) on a surpris un geiko qui se croyait dans une bonne cachette - et comble de malheur, il s’engouffre vers la fenêtre de chambre qui est ouverte.  Spontanément j’ai crié à l’aide, c’est-à-dire : Marc!! Vite essaye de le pogner, il est dans la chambre …!!   L’homme s’est bravement précipité muni de sa tapette à mouche pour défendre sa famille mais il n’a fait que pincer la bête qui s’est aussitôt enfuie dieu sait où…  Si jamais on retrouve le lézard je vous le laisserai savoir.

Puis, on est assailli de minuscules bébittes : elles aiment bien les croissants et les brioches.   A part ça tout va bien!

J'ai parlé avec une floridienne hier et ca a mis les choses en perspective concernant les petite bêtes : en résumé elle m'a dit que le geiko se deshydraterait et que pour les bébittes d'aller acheter des bombes fumigènes.  Frances n'était pas impressionnée par mes histoires de bébittes...  Eh oui! j'ai retrouvé mon geiko il était en effet séché sous le coussin du lit ....  une bête de moins à s'inquiéter!


Le bateau

Entre le 5 et 11 novembre Mirliflore a eu droit à une nouvelle peinture de quille anti-algues ainsi qu’un cirage de sa coque par une entreprise de la marina.  Marc n’a pas pu s’empêcher de décrotter son bateau qui était couvert de chiures d’oiseaux mais la grosse Rose l’a chicané parce que dans cette section de la cour il est interdit de faire des travaux soi-même.  Comme il est interdit de protéger son bateau avec une toile parce que le vent s’y engouffre et que ça peut entraîner des problèmes, alors le soleil, les oiseaux, les lézards et la saleté font leurs ravages librement.  On s’est repris pour le frottage une fois le bateau à l’eau.

Marc s’est contorsionné pour installer la nouvelle toilette électrique – plus besoin de pomper, yahoo!  Il s’est cependant rendu compte qu’il n’était pas contorsionniste… Pauvre homme, son dos le fait souffrir depuis.

Comble de malchance, la toilette coule et on a dû la remplacer.

On a commencé à ravitailler les coffres en victuailles de toutes sortes (très cher aux Bahamas) et on a fait l'achat d'une canne à pêche robuste pour les grosses prises; on se promet aussi du homard, conche, etc.  On en profite tandis qu'on a une voiture.


GAM SSCA à Melbourne, Fl.

Nous sommes allés à Melbourne, au nord de Fort Pierce, pour participer au rassemblement du Seven Seas Cruising Association dont on fait partie.  On a revu Joan et Greg qui nous avait accueilli à Hampton en 2011 et qui sont des membres très actifs.  Petit anecdote : Joan a une chienne qu'elle a prénommée Mirliflore en 2011 et qui est championne canadienne.  Il y avait aussi présent : Sue et Dan, Al et Frances.